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L'histoire de la Lotus Esprit

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Lotus Esprit : l'avant-gardiste

En plein âge d'or de l'industrie mécanique anglaise, l'Esprit devint en quelques années la parfaite vitrine du constructeur d'outre-Manche Lotus. Initiée en 1971, puis mise au monde en 1976, cette sportive deux places secoua suffisamment le petit monde des chevaux-vapeur pour perdurer pendant 28 ans et évoluer au cours de 24 variantes.
Cette carrière comptant parmi les plus longues de l'Histoire de l'automobile sportive, la Lotus Esprit la doit avant tout…à son esprit. Résolument avant-gardiste, elle adhérait à une identité visuelle unique et à une philosophie mécanique très audacieuse. Aujourd'hui, l'Esprit s'est fait un nom et une place de premier ordre auprès des passionnés, quand hier encore elle s'imposait sur les routes, sur les circuits, et dans la culture populaire !
La Lotus Esprit a gravé les mémoires lorsqu'elle s'est changée en sous-marin de poche dans L'Espion qui m'aimait, mais cette prouesse cinématographique n'est bien là qu'une infime et artificielle partie de ce qui l'a fait entrer à jamais dans la légende.

Genèse de l'Esprit

Nous sommes en 1970. L'ingénieur Tony Rudd rejoint Lotus et porte de nouvelles ambitions pour la détacher de l'image des voitures en kits qui, pourtant, avaient fait les grandes heures de Lotus. L'heure était au marché routier, et deux nouveaux projets se dessinèrent alors. Le Projet M50 engendra l'étrange corbillard fastback plus connu sous le nom de Lotus Elite 74, tandis que la feuille restait blanche pour le futur Projet M70.
Il aura suffi d'un homme pour faire naitre l'idée de l'Esprit : le designer visionnaire Giorgetto Giugiaro, fondateur d'ItalDesign et sculpteur de la Maserati Ghibli, de la Ferrari 250GT ou, plus tard, de la DeLorean DMC-12.

De la Maserati Boomerang à la Lotus Esprit

Une réunion en 1971 entre le directeur de Lotus Colin Chapman et Giugiaro vit ainsi émerger les grandes lignes du Projet M70. Côté Lotus, il fallait un coupé deux portes léger et nerveux, à l'image de la célèbre Lotus Seven dont le petit moteur et la compacité avaient déjà prouvé l'efficacité en Formule 1.
Séduit, Giugiaro proposa la carrosserie de son concept de Maserati Boomerang. Un concept original aux lignes droites, étirées et aérodynamiques, dignes d'une fusée en origami et dont la philosophie se marierait parfaitement avec le leitmotiv de Lotus : "Light is right" (ou "faire plus léger pour aller plus vite").
Italdesign débuta la production de ce nouveau projet en 1971 avec un modèle réduit à l'échelle 1:4. Peu convaincu par les tests en soufflerie, Chapman décida d'arrêter les frais. Mais c'était sans compter sur le nez creux et l'œil visionnaire de son créateur, qui décida de réaliser officieusement un prototype à l'échelle et de le présenter au Salon de l'Auto de Turin en 1972 sous le nom de "Silver Car". Le public, conquis, convainc finalement Chapman de reprendre le développement d'un prototype officiel.
Cette dernière ébauche surnommée la "Red Car", fut finalement présentée officiellement en 1975 au Mondial de l'Auto de Paris sous son nom définitif : la Lotus Esprit S1.

L'Esprit S1 (1976-78) : les bases d'un esprit

Finalement produite dès juin 1976, la toute première mouture de l'Esprit préserva largement les audaces du concept-car. Pure, sportive, dépourvue d'écopes de refroidissement ou autres fioritures, la Lotus Esprit S1 a tout l'air d'une fusée qui camoufle sa bestialité. Et pour cause ! Elle était pourvue d'un petit moteur longitudinal arrière Lotus 907 de 4 cylindres, pour seulement 1,9L de cylindrée et moins d'une tonne à déplacer. Avec 160ch dans le coffre et une telle agilité aérodynamique, l'Esprit S1 fit rapidement la démonstration de ses talents en abatant le 0 à 100km/h en 8 secondes. Les gros moteurs de la concurrence pouvaient aller ravaler leur noblesse !

Une conception bien à elle, quoique…

La Lotus Esprit S1, c'était aussi une architecture soignée conçue pour optimiser le rapport poids/puissance du bolide. Le constructeur opta ainsi pour une carrosserie en fibre de verre souple et légère, et prit une version modifiée du châssis-poutre de l'Elan comme base. Ce châssis central encombrant comme un énorme tunnel de transmission coupant l'habitacle en deux offrit à l'Esprit une tenue de route remarquable, au détriment d'un design intérieur étroit pour le conducteur et son passager.
Cependant, Lotus restait une écurie de taille modeste, dépourvue de temps et de budget à allouer au développement de nombreuses pièces. C'est ainsi que l'Esprit adopta par exemple les optiques arrières de la Fiat X1/9, les suspensions avants de la Vauxhall Cavalier, ou encore la boîte 5 vitesses de la Citroën SM.
Mais qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? La véloce Lotus Esprit S1 conquit les foules, et le coup de main de l'agent 007 dans le James Bond de 1977 L'Espion qui m'Aimait provoqua une vague de commandes que Lotus peina à satisfaire. La légende était en route, les bases posées, et du fait de ses fondements très avant-gardistes, les successeures de l'Esprit S1 n'eurent pas à évoluer de manière radicale au fil des années.

L'Esprit S2 (1978-81) : la (re)touche finale

L'Esprit S2 fut l'occasion pour Lotus de corriger les maladresses de son aînée. Bien malin qui aurait pu la distinguer de l'extérieur, si ce n'est à cause de ses nouveaux phares arrières empruntés à la Rover SD1, de son spoiler avant désormais intégré au pare-choc, ou encore de ses conduits d'air ajoutés derrière les vitres.
Les principaux ajustements se firent dans l'habitacle de l'Esprit S2, celle-ci réduisant l'encombrement du châssis et modernisant un peu son tableau de bord. Côté moteur, Lotus campa sur ses positions et se contenta d’étendre la cylindrée à 2,1L. Si sa vitesse de pointe et son couple augmentèrent légèrement, son accélération, elle, resta inchangée.
Il aura finalement fallu attendre la troisième génération de la Lotus Esprit pour que son petit moteur soit enfin exploité à sa juste valeur !

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Crédits photo : fr.wheelsage.org, sportscarmarket.com
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Fiche technique
Voiture
Lotus Esprit
Carrosserie
coupé
Années de production
1976-2004
Production
10 675 exemplaires
Moteur
4 cylindres en ligne
V8
Cylindrée
de 1,9 à 3,5L 
Transmission
Propulsion
Boite de vitesse
manuelle 5 ou 6 rapports
Puissance
de 160 à 350 ch
Accélération
0 à 100 km/h en 4,3 à 8 s
Vitesse maximale
de 214 à 282 km/h
Poids
de 900 à 1338 kg
Consommation mixte
environ 12 L/100 km
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